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Scène Locale

Depuis fin 2013, l'espace musique de la Bibliothèque Louis Nucera propose un rayon CD consacré aux artistes locaux, qui offre déjà plus de 400 documents en prêt.

Au fil des mois, des portraits d'artistes de la scène locale viendront agrémenter cette page.

scene locale

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Christophe Sarale

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Chistophe Sarale

Trésor caché de notre scène locale, Christophe Sarale connut néanmoins un début de reconnaissance dès le début des années 90, notamment pour ses contributions aux groupes Fatrasie et Malpertuis.

A la fin de cette même décennie, il se tourne vers une carrière solo intimiste, essentiellement acoustique, où guitares, flûtes et percussions accompagnent délicatement des textes à la poésie onirique.

Si Branduardi, Yacoub, Beaucarne ou Thiéfaine ne sont pas loin, l’homme a incontestablement son propre langage, une poésie propre à lui assurer un non-succès durable en ces temps de musique jetable.

A son sujet, la presse musicale a usé –et abusé ?- des mots baladin, ménestrel ou troubadour, entendant peut-être chez lui une musique d’ailleurs ou d’un autre temps… D’un temps révolu, diront sans doute ceux qui ne sauront lui prêter une oreille attentive, ceux qui n’ont jamais lu Rimbaud ou écouté Brassens.

Apprécier la musique de Christophe Sarale se mérite, chaque album est unique ! Ecoutez Terra camina et ses légendes du pays niçois revisitées en musique, écoutez Les Représailles, chanson-fleuve aux 128 couplets, laissez vous emporter par les Chants lointains.

A l’heure du renouveau du folk, à l’heure où l’on découvre ou redécouvre Nick Drake, Vashti Bunyan ou Linda Perhacs, il n’est pas trop tard pour écouter Christophe Sarale

 

A la bibliothèque Louis Nucéra :

 

- La femme et l’enfant (1999)

- Les représailles (2000)

- Le pur et l’impur (2002)

- Terra camina : Légendes en pays niçois (2004)

- Dans la nuit, l’apprivoisée… (2008)

- Chants lointains (2010)

 

Dernière minute : Christophe Sarale donnera un concert à la bibliothèque Louis Nucera, le samedi 20 octobre 2018, à 15 heures.

 

 

Patrick Cenciai

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Patrick Cenciai

 

Patrick Cenciai, l’ingénieux du son

D’abord percussionniste et batteur, après des études musicales au Conservatoire de Nice, Patrick Cenciai se tourne en autodidacte vers la guitare et les claviers, à la fin des années 70.

Il commence par enregistrer des reprises de rock progressif avant de se tourner vers la composition.

Son premier album, Solstice, enregistré en 1992 avec quelques complices, est fortement influencé par l’esthétique du label allemand ECM.

En 1994, paraît Images, un album de musiques pour films, hommage au septième art – autre passion de Patrick – et à ses musiques.

Les albums suivants, Thèmes en 2000, Cubes en 2013, enregistrés comme le précédent entièrement en solo, seront beaucoup plus éclectiques, abordant rock, jazz ou chanson.

En 2017, toutes les inspirations du compositeur sont réunies sur Vision, cinquième étape aboutie d’un musicien qui n’a d’autre ambition que de se faire plaisir. Un album sur lequel il convie de nombreux musiciens dont le guitariste Bernard RosPhilharmonie… - et le chanteur Alex BoussacreGenesya… -, et où se télescopent les influences assumées de Supertramp, Genesis, Michel Jonasz ou Gino Vannelli, sans oublier, bien sûr… le cinéma !

Discographie disponible à la bibliothèque Nucera :

- Solstice (1992)

- Images (1994)

- Thèmes (2000)

- Cubes (2013)

- Vision (2017)

 

Jean-Marc Jafet

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Jean-Marc Jafet

 

Né à Nice en 1956, Jean-Marc Jafet a de qui tenir. Son papa, en effet, est un excellent guitariste manouche, que l’on a vu aux côtés de quelques uns des plus grands.

D’abord batteur, c’est sous l’influence de Jaco Pastorius que Jean-Marc se met à la basse électrique à la fin des années 70. Sa rencontre avec le guitariste Christian Escoudé sera aussi fructueuse que décisive pour sa carrière. C’est lui, dit-il, qui l’a mis sur les rails…

Il fait ses grands débuts aux côtés des Etoiles, excentrique et talentueux duo brésilien, qu’il accompagnera régulièrement. Au cours des deux décennies suivantes, on le retrouvera avec quelques chanteurs – Michel Jonasz, Delpech, Nicole Croisille, Maurane… - et surtout avec de grands jazzmen français – Richard Galliano, les frères Belmondo, André Ceccarelli, Christian Vander, Babik Reinhardt… - dont la liste serait trop longue à détailler ici.

Sans pour autant abandonner sa basse fretless, Jean-Marc se passionne ensuite pour la contrebasse qui n’aura très vite plus de secrets pour lui.

Depuis de nombreuses années maintenant, il a fait le choix de revenir vivre à Nice, près de ses racines, préférant les scènes locales aux longues tournées qui l’éloignent des siens.

Pour le plus grand plaisir des jazzophiles azuréens !

 

Quelques CD que vous pourrez emprunter à la bibliothèque :

Solo :

- Agora (1994) 1 JAF 90

- Live au Parc floral (1996) 1 JAF 90

- Douceur lunaire (2000) 1 JAF

- Mes anges (2004) 1 JAF

- Live moments (2006) 1 JAF

Avec Marcia Maria :

- Brasil nativo (1988) 049.2 MAR

- Colo de Rio (1989) 049.2 MAR

Avec André Ceccarelli :

- Dansez sur moi (1990) 1 CEC

- Hat snatcher (1992) 1 CEC

- 3 around 4 (1994) 1 CEC

Avec Khalil Chahine :

- Mektoub (1989) 1 CHA 90

- Turquoise (1991) 1 CHA 90

- Les Paradis artificiels (1994) 1 CHA 90

Avec Offering (Christian Vander) :

- Offering part I –II (1986) 1 OFF 90

- Paris, theater Dejazet 1987 (1998) 1 OFF 90

- Concert Triton 2013 – CD + DVD (2014) 1 OFF 90

Avec le Trio Sud (Sylvain Luc et André Ceccarelli ) :

- Sud (2000) 1 LUC

- Trio Sud (2002) 1 LUC

- Young and fine (2008) 1 LUC

Etc

rené saorgin

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René SAORGIN (1928-2015)

 

Né à Cannes, René Saorgin mena des études musicales au Conservatoire de Nice, puis au Conservatoire de Paris, notamment sous la direction du compositeur Maurice Duruflé.

Professeur d’orgue durant 42 ans au Conservatoire de Nice, il fut d’abord titulaire de l’orgue de l’église Saint-Jean Baptiste, à Nice, avant d’être celui du grand-orgue de la Cathédrale de Monaco, de 1984 à 2005.

Organiste remarquable, il a donné de nombreux concerts en Europe et aux Etats-Unis.

On lui doit également un nombre conséquent d’enregistrements : Frescobaldi, Bach, Corrette, intégrale Buxtehude… notamment sur des instruments de la région (La Brigue, Saorge, Tende, L'Escarène, Villefranche-sur-Mer...) dont il fut  souvent à l’origine de la restauration.

Par ailleurs, il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur les orgues du Comté de Nice et des vallées de la Roya et de la Bévéra.

Fondateur et président de plusieurs associations autour de l’orgue, il devint également un temps membre de la commission supérieure des monuments historiques – section orgues – à Paris.

Béni de tous les passionnés d’orgue de notre région, René Saorgin nous a laissé un héritage discographique et patrimonial d’exception 

 

Quelques disques à la bibliothèque Nucéra :

 

Corrette, Michel : Concertos pour orgue et orchestre (3 COR 19.31)

Buxtehude, Dietrich : Jubilate domino (3 BUX 11.31)

Muffat, Georg : Orgues de France : Malaucène (3 MUF 11.31)

Frescobaldi, Girolamo : Orgues historiques italiens (3 FRE 11.31)

Garibaldi, Giuseppe : Versets (3 GAR 11.31)

Musiques théâtrales et militaires aux orgues de Tende et de Saorge (3.31 SAO)

Noëls à l’orgue (3.31 SAO) 

 

… et des livres :

 

Orgues historiques des vallées de la Roya et de la Bévéra, avec Silvano Rodi (786.519 ROD)

Les Orgues historiques du Comté de Nice (786.5 SAO)

  

NOT TO BE

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photographie Jicéa

 

NOT TO BE

Si le monde de la musique nous a offert, au cours du XXe siècle, nombre d’ovnis sonores ne se rattachant à aucun genre musical, de ceux dont discothécaires et disquaires ont longuement discuté du rayon dans lequel les ranger, les premiers leur créant une classe à part – 450 : open music – les seconds finissant par renoncer à les proposer à leur public, la Côte d’Azur se montra quant à elle plutôt avare en ce domaine.

C’est à l’été 1991 que les multi-instrumentistes Frédérik Brandi (ex Elephant talk), Laurent Chalef (par ailleurs membre du groupe Philharmonie) et Joëlle Vinciarelli (artiste peintre dont l’étonnante carrière musicale ne fait ici que commencer) vont créer de toute pièce une musique  empreinte de poésie, influencée par tant d’autres qu’elle ne ressemble à rien, et qu’ils qualifieront eux-même de musique naïve, une A.O.C. qui leur va comme un gant et qu’auraient pu s’approprier des formations telles que le Bel Canto Orchestra de Pascal Comelade ou le Penguin Cafe Orchestra du regretté Simon Jeffes.

Deux albums – le second en duo après le départ de Laurent – où les instruments les plus exotiques côtoient un pianocolor ou une cloche à fromage, et quelques concerts désormais historiques – au Théâtre de la Cité, au musée Matisse dans le cadre du festival Manca… - nous tiennent lieu de souvenirs, en attendant une réédition augmentée de l’intégrale du groupe… Qui sait ?

 

A la bibliothèque Louis Nucéra :

-          Musique naïve (1993-1996) 450 NOT

-          Duo (1997) 450 NOT

Bibi Rovere

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photographie Bibi Rovere (à droite) et Martial Solal par Roberto Polillo

Gilbert « Bibi » Rovere

 

Né à Toulon en 1939, Gilbert Rovere, dit Bibi, débute sa carrière musicale au milieu des années 50 en compagnie du saxophoniste niçois Barney Wilen.

 On peut alors entendre le contrebassiste dans de nombreux clubs de Saint-Germain – Le Riverside, Le Chat qui pêche… - auprès de Bud Powell, Johnny Griffin, Dexter Gordon, Sonny Stitt ou encore Mal Waldron.

 Dans les années 60, Bibi Rovere part en tournée mondiale avec Duke Ellington, avec qui il participe à une séance d’enregistrement. On le retrouve également auprès du guitariste René Thomas, de Sonny Rollins ou Cannonball Adderley.

 Il effectue des tournées avec les Swingle Singers ou encore Jef Gilson, et enregistre avec le fameux compositeur contemporain Bernard Parmegiani pour sa pièce Jazzex.

 A la fin des années 70, il met un terme à ses activités musicales et revient s’installer à Nice.

 Dans les années 90, avec son ami François Chassagnite, il parcourt de nouveau les scènes azuréennes entouré de jeunes musiciens niçois, notamment le pianiste Fred D’Oelnitz, le saxophoniste Sébastien Chaumont, le batteur Bernard Weidmann, avec lesquels il fonde le groupe Epistrophy.

 Des problèmes de santé l’obligent ensuite à quitter définitivement la scène. Il s’éteint chez lui, à Gorbio, le 13 mars 2007.

 

Quelques disques à la bibliothèque Nucéra :

-          Bibi Rovere : Bi-bob (1 ROV)

-          Alex Grillo : Couples (1 GRI)

-          Steve Grossman : Live at Café Praga (1 GRO 40)

-          Martial Solal : The RCA sessions 1970-1971 (1 SOL)

-          Martial Solal trio : Sans tambour ni trompette (1 SOL)

-          René Thomas : Meeting Mister Thomas (1 THO 40)

-          Barney Wilen : Tilt (1 WIL 40)

-          Didier Chasteau : Relations (1 CHA)

-          Jean-Antoine Hierro : Jardin secret (099.2 HIE)

-          Bernard Parmegiani : L’œuvre musicale en 12 CD (4 PAR)

 

corou de berra

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photographie Clarisse Bianco

COROU DE BERRA

 

A l'origine, grande chorale populaire, cet ensemble de chant polyphonique fondé en 1986 par Michel Bianco, se réduit à mesure qu'il affine son discours et gagne en professionnalisme.

En 2015, l'ensemble vocal, désormais quatuor, est une référence en matière de chants traditionnels des Alpes du sud, et une influence pour de nombreux groupes.

Forte d'une douzaine de disques compacts et d'un DVD live, leur copieuse discographie témoigne de leurs incessantes recherches patrimoniales, qui ont permis de redécouvrir de nombreux chants traditionnels provençaux, niçois, ligures et piémontais.

Leur musique essentiellement vocale s'est parfois prêtée au jeu des rencontres, invitant le percussionniste Carlo Rizzo, le batteur André Ceccarelli ou encore les chanteurs Francis Cabrelou Jan Maria Testa, à se joindre à eux.

Michel Bianco, jadis membre des groupes Testa pelada, Bachas - qui deviendra au début des années 80, Bachas Montjoia, après avoir fusionné avec le groupe aixois de Jean-Marie Carlotti... - a également publié deux albums sous son nom, sur lesquels il poursuit le travail élaboré avec le Corou de Berra.


plus d'infos sur : www.coroudeberra.com

ou sur : http://michel-bianco.com

 

A la bibliothèque Louis Nucera :

 

- Peluenia (1991) 093.1 COR

- Asa Nisi Masa (1994) 093.1 COR

- Tres e mes (1996) 093.1 COR

- Polyphonies des Alpes méridionales (1997) 093.1 COR

- Calèna (2000) 093.1 COR

- Miedjou (2003) 093.1 COR

- Mireio (2004) 093.2 COR

- Maschi femmine e cantanti (2005) 093.2 COR

- Au fil du temps (2007) 093.1 COR

- 10 (2008) 093.2 COR

- Musica sacra (2009) 093.1 COR

- Michel Bianco : Canta ti passa (2011) 093.2 BIA

- Michel Bianco : La Musique traditionnelle du Comté de Nice (2014) 093.2 BIA

- Corou de Berra (DVD, 2010) 093.2 COR

- Lou cansounié (Partitions et textes) 781.624 1 BIA et 093.2 COR

 

Robert Waechter

Robert Waechter

 

Avant de rejoindre en 1980 l'Orchestre symphonique et l'Orchestre de chambre de Hambourg, c'est dans sa ville natale, à Vienne, que Robert Waechter a très tôt étudié le violon. Depuis 1984, il occupe le poste de violon solo dans l'Orchestre philharmonique de Nice. Parallèlement, il interprète, avec l'Ensemble Apostrophe, un répertoire d'œuvres modernes et contemporaines.
Mais Robert Waechter est aussi, depuis quelques années, un compositeur prolifique dont la musique évoque tour à tour les ambiances du label ECM et les rythmes et mélodies complexes d'un Steve Reich.

En 2012, paraît l'album O Tempora, une œuvre étonnante, longue suite composée sur des poèmes de Mark Hillman. C'est à la chanteuse du groupe Magma, Stella Vander, que Robert Waechter confie le rôle de soliste dans cet ambitieux opus.
La même année, il publie 24 études pour violon, qui ont fait l'objet en 2013 de deux recueils de partitions aux Editions François Dhalmann.

Son dernier enregistrement, édité comme les précédents par le label CD Baby, est consacré à trois sonates pour violon seul de Jean-Sébastien Bach.

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A la bibliothèque Louis Nucera (CD) :

- Fragments : Music for string instruments (2004) 4 WAE 18

- Stillness (2005) 450 WAE

- O Tempora (2012) 450 WAE

 

Au conservatoire (partition en consultation) :

- 24 études pour violon, vol. 1 (2013) 161.1 WAE

Henri Roger, l'in(c)lassable

Henri Roger, l'in(c)lassable

 


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Musicien multi-instrumentiste autodidacte, Henri Roger a débuté sa carrière il y a quelques décennies auprès de Tai Phong, Mama Béa ou Catherine Ribeiro. Il y a quelques temps déjà que cet inventif touche à tout - son instrument de prédilection est le piano mais il est également guitariste et batteur... - pratique l'improvisation, en solo ou en compagnie de Paul Rogers, Bruno Tocanne, Barre Phillips ou encore Noël Akchoté.

Ces dernières années, on a pu le voir en concert dans notre région avec l'inclassable quartet Pouaz'rlk, avec le percussionniste Ismaël Robert - Duo Rythmigration - et bien sûr au sein de la Compagnie So What, fameux groupe de jazz azuréen avec qui il collabore de longue date.

Difficile de présenter en quelques lignes ce musicien "passionné par le dessin mélodique, la phrase, l'harmonie et le rythme", toujours en quête de rencontres et d'expériences musicales. Créateur de son propre label Facing you - un clin d'oeil à Keith Jarrett...-, Depuis 2014, il y a récemment multiplié les parutions CD, vinyls ou mp3, en solo, duo (avec Noël Akchote), trio (avec Benjamin Dubosc et Didier Lasserre)...

2015 voit la parution de "Mourim", très beau duo avec le multi-instrumentiste Jean-Baptiste Boussougou.

 

pour en savoir plus sur Henri Roger : www.henriroger.com / Label "Facing you / IMR", distribution Muséa

Photo : Fred Bétin (studio) / Gérard Demonchy (So what)

 

 

Quelques CD que vous trouverez à la bibliothèque Louis Nucera :

- Tecnoïd team (1998) 450 ROG

- Duo Rythmigration : Une journée anonyme (2005) 1 DUO 90

- Remedios la belle (avec Bruno Tocanne, 2011) 1 TOC 60

- Parce que (avec Eric Maria Couturier…2014) 1 COU 90

- Parole plongée (avec Benjamin Duboc et Didier Lasserre, 2014) 1 DUB

- Siderrances (avec Noël Akchoté, 2014) 1 AKC 90

- Mourim (avec Jean-Baptiste Boussougou) 1 BOU 91

 

Bernard Ros

Bernard Ros

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C'est en 1974, après avoir découvert David Gilmour, Jimmy Page et Jimi Hendrix, que Bernard Ros devient guitariste. Sa contribution à de nombreux groupes participe à son apprentissage autodidacte.

En 1988, il rejoint l'ensemble de guitaristes Philharmonie, emmené par Frédéric L'Epée ; une aventure qui durera dix années, au cours desquelles la formation enregistrera cinq albums inspirés - entre la musique répétitive d'un Steve Reich et les soli endiablés du guitariste de King Crimson - dont quatre sur le prestigieux label américain Cuneiform, contribuant à l'émancipation de la scène locale avant-gardiste.

Depuis l'arrêt de Philharmonie, Bernard Ros se produit avec différentes formations - Antipop, notamment, qui édite un CD autoproduit - et régulièrement en solo, armé de quelques pédales compliquées qui lui permettent de se transformer en homme-orchestre.

C'est dans cette formule solitaire qu'il publie en 2013 un premier album sous son nom, distribué par le label Muséa.

Ici, tous les titres sont joués à la guitare électrique. Si la première plage évoque rythmiquement un certain Radiohead dans une sorte de rêverie "amnésiaque", l'album s'enchaîne avec quatre autres plages assez longues, à la fois très diverses et parfaitement homogènes. On comprend à l'écoute de cet album singulier, ce titre au singulier : Carnet de voyage. Notre homme n’a visiblement pas fait le tour du monde, ce qu’il nous donne à entendre ici, dépourvu de tout exotisme, est le récit d’un long voyage intérieur.

Pour l’auditeur aussi, l’écoute de cet album peut être la source d’un cheminement intimiste, à condition de bien vouloir s’y abandonner.

Adepte de longs concerts méditatifs improvisés, il a récemment enregistré certains d'entre-eux;

www.bernardros.com

Dans nos rayons :

en solo : Carnet de voyage (2013) 2 ROS 43

             Musiques introspectives vol. 1 et 2 (2016)  450 ROS

             Musiques introspectives : Improvisations (2016) 450 ROS

avec Philharmonie : Beausoleil (1990) ; Les éléphants carillonneurs (1993) ; Nord (1994)

Rage (1996) ; Le dernier mot (1998) 450 PHI

Ad Libido

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AD LIBIDO

 

Fondé à la croisée des millénaires, le groupe Ad libido a écumé les scènes régionales pendant plus d'une décennie, testant différentes formules instrumentales.

Début 2014, Ils ont publié leur troisième album, A l'ouest rien de niveau (non, il n'y a pas de faute de frappe !)

Sur cet opus, on retrouve le groupe tel que stabilisé depuis quelques années autour d'un instrumentarium peu banal : Ici pas de synthétiseurs, ni de batterie, mais guitare, harmonica, didgeridoo, guimbarde, quelques discrètes percussions, ainsi qu'un drôle d'engin : une GBP, objet unique, puisque né de l'imagination de son interprète dans le groupe, Fabrice Oulchen. Il s'agit d'une guitare jouée à plat, qui génère des sonorités de guitare, basse et percussions -d'où son nom !

Lors de leurs concerts, la chose ne manque pas d'intriguer les spectateurs...

Les textes, écrits par Michel Méchape, également compositeur, guitariste et chanteur, naviguent avec finesse entre poésie et critique sociale, portant sur le monde un regard humaniste non dénué d’ humour.

Mais ce qui frappe le plus à l'écoute de cet album, ce sont les climats et l'unité qui s'en dégagent malgré la diversité de l'instrumentation et des thèmes abordés, faisant d’Ad Libido un de ces groupes que les disquaires - ou ce qu'il en reste - auront du mal à classer. Ni rock, ni vraiment chanson - les trois pièces instrumentales de l'album sont bien plus que des interludes -  la musique du quatuor, dans un grand écart sans influence perceptible, chatouillant tout autant Ennio Morricone que Noir désir, n'en mérite pas moins de rencontrer un plus large public.

On serait tentés de vous dire que sur scène, le quatuor a gardé le goût des rencontres, invitant régulièrement d'autres musiciens, chanteurs ou danseurs (Ah ! Alexandra et sa danse flamenca...) à les rejoindre… mais cette formation originale s'est malheureusement séparée en 2015.

 

Nouvel album : A l'ouest rien de niveau (2014) disponible chez Hit Import, à Nice

Pour se tenir informé  sur la toile : http://ad-libido.perso.sfr.fr/index.swf

Disques compacts disponibles à la bibliothèque Louis Nucéra :

-        Le soleil est déjà haut (2006) 099.2 ADL

-        Se mettre de côté (2008) 099.2 ADL

Bientôt :

-        A l’ouest rien de niveau (2014) 099.2 ADL

 

Melonious Quartet

Melonious Quartet

Les mousquetaires de la mandoline

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Le mandoliniste et chanteur occitan Patrick Vaillant sévit sur les scènes d’ici depuis quelques décennies – nous aurons l’occasion d’y revenir – et son amour de cet instrument, aux yeux de certains désuet, l’a amené à rencontrer d’autres amateurs de plectres*. C’est ainsi qu’est né il y a une quinzaine d’années le quatuor de mandolines Melonious quartet,  auteur de plusieurs albums où se côtoient compositions originales, transcriptions de musiques savantes – Satie, Poulenc… -, ou encore arrangement de musiques populaires.

Il y a quelques années, on savait pouvoir entendre cette étonnante et talentueuse formation, chaque année début juillet, à Puget-Théniers où le quartet organisait le festival Mandopolis. Si le festival existe toujours donnant l'occasion de découvrir cet instrument dans toute sa diversité, de la petite mandoline napolitaine à l’impressionnant mandoloncelle, ainsi que des musiciens qui, partout dans le monde, s’évertuent à faire vivre les belles sonorités de ces instruments en leur offrant de nouveaux répertoires, le groupe, lui, a mis un terme à sa collaboration en 2015.

*petit accessoire que l’on tient entre le pouce et l’index et que l’on nomme plus couramment maintenant médiator.

 

http://melonious.mandopolis.org

 

Au sud de la mandoline

1998

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La Miugrana 2008 093.2 MEL Melo2.png

Dans nos rayons