Article numérique
Aux copains du Chat Noir
L’autre soir, à l’heure de la verte, je suis entré dans votre cage à perroquets – pour en étrangler un. J’aurais bien dû les étrangler tous : le poète qui ressasse dans son gros bec toutes les foutaises du cliché, le peintre sempiternel aux pinceaux estropiés par les vieilles cisailles de l’École, le musicien de Barbarie qui promène son prix de Rome comme un écriteau d’infirme.