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Les Garçons sauvages

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“Les Garçons sauvages”

 conte initiatique de Bertrand Mandico (1h52 mn, 2018)

Résumé : Début du vingtième siècle, cinq adolescents de bonne famille épris de liberté commettent un crime sauvage. Ils sont repris en main par le Capitaine, le temps d'une croisière répressive sur un voilier. Les garçons se mutinent. Ils échouent sur une île sauvage où se mêlent plaisir et végétation luxuriante. La métamorphose peut commencer…

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C’est le roman de Burroughs (paru en 1971) qui est à l’origine de l’idée première du film. De courts passages de celui-ci ont guidé Bertrand Mandico : une séquence où de jeunes garçons copulent avec des végétaux hypersexués, puis une autre, encore plus lyrique, où ils s’en vont conquérir le monde. "J’ai imaginé des boutures improbables avec des récits d’aventure à la Jules Verne. Et le titre renvoie aussi au sexe des interprètes. Entre autres, il y a Querelle de Fassbinder, un peu de Zéro de conduite de Jean Vigo, Orange mécanique de Stanley Kubrick au début pour une scène assez violente avec des percussions très sèches, qui rappellent le cinéma japonais, comme Onibaba de Kaneto Shindo."

Originellement issu du monde de l’animation, Bertrand Mandico s’adonne depuis de nombreuses années à la photographie, à la musique, au dessin, et à l’écriture. Ce touche-à-tout est aussi connu pour ses courts et moyens métrages dont l’univers baroque, érotique et facétieux n’en finit pas de surprendre.

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Dans ce récit d’apprentissage aux airs de conte cruel ou de rêve éveillé s’entremêlent les  veines surréalistes, merveilleuses et sadiennes. La représentation d’une cruauté raffinée et arbitraire, manifeste à travers les sévices infligés à un personnage du film, semble inspirée de Sade ou de la littérature décadente, tandis que l’importance de la révolte et de la contestation, ici moteur de l’action, et la qualité onirique de certains éléments de la narration rappellent les principes du surréalisme. Quant au merveilleux, il infuse toute la deuxième moitié du film par son décor féerique et psychédélique – cette île des plaisirs où tous les fantasmes prennent vie. De même, le sort réservé aux mauvais garçons, révélé à la toute fin du film, n’est pas sans évoquer la punition de Pinocchio et des garnements qu’il fréquente.

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