Bibliographie de Michèle Pedinielli

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  • Les chevaux de Saint-Marc / Jean Diwo |

    Les chevaux de Saint-Marc / Jean Diwo Diwo, Jean (1914-2011). Auteur

    Les chevaux de Saint-Marc / Jean Diwo 5/5 TRES PRATIQUE M. PILATI Jean - Le 24 novembre 2021 à 10:49
  • Aussi loin que mes pas me portent : un fugitif en Asie soviétique, 1945-1952 / Josef Martin Bauer |

    Aussi loin que mes pas me portent : un fugitif en Asie soviétique, 1945-1952 / Josef Martin Bauer Bauer, Josef Martin (1901-1970). Auteur

    AUSSI LOIN QUE MES PAS ME PORTENT - Josef Martin BAUER 5/5 A la fin de la guerre, Clémens Forell prisonnier allemand des geôles soviétiques, à la suite d'un simulacre de procès est condamné à 25 ans de travaux... Voir plus A la fin de la guerre, Clémens Forell prisonnier allemand des geôles soviétiques, à la suite d'un simulacre de procès est condamné à 25 ans de travaux forcés, au cap Dejnev, la partie la plus orientale de la Russie. Destination inconnue, et transfert qui durera près d'un an : en train de marchandises dans un premier temps pendant des mois, puis en chiens de traîneaux, puis à pied pendant quatre mois jusqu'à la destination enfin découverte : station du Cap Oriental, un désert de mousse et de glace, avec quelques baraquements.... qui ne seront pas pour eux. Eux sont affectés à la mine, et vivront à l'intérieur de la montagne, dans une grotte où aucune installation n'est prévue pour eux. Le sol en terre battue pour dormir, la roche pour tout horizon et un éclairage parcimonieux avec une lampe à huile. Le saturnisme présent dans tous les esprits et les signes que chacun d'entre eux guettent dans son organisme. Clémens Forell a décidé de s'évader pour retrouver l'Allemagne et Kathrin son épouse et ses deux enfants, mais il est bien loin d'imaginer que toutes les souffrances qu'il va endurer pour traverser la Russie ne seront rien à côté de celles qu'il va subir pour rejoindre la communauté des hommes. Vivant à l'état de bête sauvage, au sein d'immensités désertiques et glaciales, subissant les assauts d'un climat et d'une nature hostiles, sans quoi que ce soit si ce n'est une petite boussole, Clémens va affronter pendant des années le froid, la faim, les loups, les ours, les orpailleurs, avec quelques répits dans la communauté nomade des éleveurs de rennes qui l'accueilleront pendant la saison du dégel où les fleuves sont impraticables et la terre marécageuse. Parvenu enfin près de la frontière mongole, tout s'arrête : Clémens est devenu un fugitif, donc un vagabond, un hors la loi, sans espoir. C'est à la faveur d'un concours de circonstances et d'une aide inespérée et inattendue qu'il va pouvoir franchir la frontière de l'Iran avec des contrebandiers. Son départ de la Loubianka pour cap Oriental a eu lieu le 24 octobre 1945, son arrivée à Munich le 22 décembre 1952 après trois ans et deux mois d'un périple de 11 000 kms, la plupart franchis à pied. "Le fugitif a tout perdu avec son maigre bagage... la seule chose qui lui soit restée, ce sont les cicatrices du corps et de l'âme, les signes du plomb, et, en dehors de ces signes, cette peur que trois années durant il a tenté de nier à ses propres yeux". Quel meilleur hommage rendre à cet homme courageux et désespéré si ce n'est celui de lire ce récit poignant dans lequel il faudra parfois faire des pauses tant l'angoisse de le voir échouer deviendra prégnante. Voir moins Christiane - Le 22 novembre 2021 à 08:23